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Chapelle Notre-Dame du Haut

Ronchamp

Architecte(s) :

Année :

Technique :

Format original :

Le Corbusier

1953 - 1955

Rotring, encre de Chine

40 x 60 cm

48°49′37″ N, 2°21′53″ E

Chapelle Notre-Dame-du-Haut, Ronchamp
Érigée au sommet de la colline de Bourlémont, dominant le nord de la ville de Ronchamp, la chapelle s’inscrit dans un site à la fois géographique et mémoriel. Elle prend place à l’emplacement d’un ancien sanctuaire romain puis d’une chapelle reconstruite dans l’entre-deux-guerres. Le projet s’inscrit ainsi dans une continuité spirituelle, où le paysage et l’histoire constituent les matières premières.
La forme répond à cette situation exceptionnelle. Les courbes épaisses des murs et la silhouette ondulante de la toiture dialoguent avec les collines environnantes. Rompant avec la figure traditionnelle de la croix, le plan adopte une composition dissymétrique : une salle unique, sans collatéraux ni transept, orientée à l’est.
La matérialité affirme cette radicalité. Les murs sont constitués de pierres de récupération enchâssées dans une ossature de béton, puis recouverts d’un béton projeté enduit de chaux blanche. La toiture constitue l’un des gestes les plus puissants du projet : vaste coque sombre aux allures de voile ou de carapace, elle semble flotter au-dessus des murs blancs massifs. Elle confère à l’édifice une tension permanente entre pesanteur et lévitation. À proximité, le campanile conçu par Jean Prouvé introduit une verticalité plus fine et métallique, établissant un contrepoint discret à la masse sculpturale de la chapelle.
Le dessin s’attache à cette tension entre ancrage et suspension, entre épaisseur minérale et lumière. Par la ligne, il révèle une architecture où la forme naît du site, où la matière capte la lumière, et où la spiritualité s’exprime par l’intensité du volume plutôt que par le symbole.
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