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Tour Antoine et Cléopâtre
Paris, 13e arrondissement
Architecte(s) :
Année :
Technique :
Format original :
Michel Holley
1972 - 1974
Rotring, encre de Chine
40 x 60 cm
48° 49′ 45.4″ N, 2° 21′ 24.5″ E
Tour Antoine et Cléopâtre, Paris 13 - textures, géométrie et monumentalité fragmentée
La tour Antoine et Cléopâtre s’inscrit dans la grande opération de rénovation urbaine du 13ᵉ arrondissement menée dans les années 1970. Par sa hauteur et sa silhouette, elle constitue aujourd’hui un repère majeur de ce paysage urbain.
Sa morphologie peut sembler troublante : la massivité de son socle contraste avec la finesse relative de la tour elle-même. Cette disproportion est le résultat d’un changement de doctrine politique intervenu en cours de chantier. Initialement, trois autres tours devaient accompagner l’édifice. L’abandon des projets d’immeubles de grande hauteur à partir de 1974 a figé cette base surdimensionnée, aujourd’hui occupée par une dalle de trois niveaux abritant un centre commercial.
La tour se compose de deux entités nominales : Antoine, dans sa partie inférieure, et Cléopâtre, dans sa partie supérieure. Cette distinction souligne une transition formelle et symbolique entre le socle et l’élévation, renforçant la perception d’un édifice fragmenté plutôt que monolithique.
L’écriture architecturale se distingue par un travail précis de la géométrie. Les plans découpés des balcons, disposés en facettes, génèrent une modénature riche et complexe. Ce jeu de plans produit une façade vibratoire, animée par les ombres portées et les variations de lumière. L’usage de différents parements de béton, notamment préfabriqués, accentue la texture minérale de l’ensemble et enrichit la lecture de la façade.
Loin d’une masse uniforme, la tour Antoine et Cléopâtre affirme ainsi une architecture de la fragmentation et de la matière, où géométrie, texture et lumière contribuent à faire de l’édifice un signal urbain singulier, profondément ancré dans l’imaginaire du 13ᵉ arrondissement.
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